02 — Les chiens
Quatre,
pas un de plus.
Un élevage ne vaut que par ses chiens, et les miens se comptent sur une main amputée d'un doigt. Deux lices, un étalon, une retraitée. Chacun a sa fiche complète : état civil, résultats de santé officiels, palmarès et — surtout — qui il est une fois le dossard enlevé.
Pourquoi
si peu ?
— parti pris Parce que les miens vivent dans ma maison, pas dans des boxes. Quatre spitz moyens dans une longère, c'est déjà un orchestre. Au-delà, on ne fait plus de l'élevage, on fait du stock — et le jour où je penserai « stock » en regardant un chien, j'arrêterai.
Ça veut aussi dire que chaque chien gardé est un choix lourd : Vrille a pris la place que j'aurais pu donner à trois autres. C'est le prix d'un élevage à taille de canapé.